Tapori au Burkina Faso
Février 2014 : des champions de la paix !
Dessins du groupe Tapori de l’Ile de la Réunion

Des champions de la paix !

Nous t’invitons à lire ce qui suit et à répondre aux questions suivantes :

Dans chacun de ces textes il y a une histoire d’injustice. Laquelle ?

Qu’est-ce que Nelson Mandela, Joseph Wresinski, Malala Yousafzaï ont fait ?

Raconte-nous une situation où quelqu’un se bat contre l’injustice, pour que tous aient les mêmes chances.

Réponds à ces questions et envoie les réponses à Tapori : tapori@bluewin.ch ou : Tapori, Chemin Galiffe, 5 CH - 1201 Genève

 

Nelson Mandela est décédé en décembre 2013. Il était Sud-Africain. Dans son pays, jusqu’en 1994, il y avait un régime d’apartheid : les noirs étaient considérés comme inférieurs aux blancs, et ils n’avaient pas les même droits. À cause de son engagement contre l’apartheid, il a passé 27 ans en prison. Quand il en est sorti, il y avait en Afrique du Sud un sentiment de haine, une soif de vengeance. Mais Nelson Mandela a dit à ses frères noirs de jeter leurs lances et leurs fusils dans la mer. Il leur a dit d’abandonner leur soif de vengeance et de travailler pour une Afrique du Sud de toutes les couleurs - il parlait d’une « nation arc en ciel », où tous pourraient vivre bien ensemble, parce que tous auraient les même droits. En 1994 il a été élu président de l’Afrique du Sud.

 

En octobre 2012, une jeune pakistanaise de 14 ans, Malala Yousafzaï , a été victime d’un attentat et gravement blessée, parce que depuis longtemps déjà elle se bat pour que tous les enfants, les filles comme les garçons, puissent aller à l’école. Après son rétablissement, elle a lancé à l’ONU un vibrant appel à l’éducation pour tous et à la tolérance, affirmant qu’elle ne se laisserait pas intimider par ceux qui ont cherché à l’assassiner. Elle a dit : « Je suis ici pour défendre le droit à l’éducation pour tous les enfants ».

 

Joseph Wresinski était français. Il a connu la misère dans sa famille, comme enfant puis comme jeune. Puis il a pu vivre à l’abri du besoin. Mais ensuite il a accepté d’aller vivre dans un camp près de Paris, où vivaient des personnes très pauvres. Il raconte : « Il y avait près de mille enfants et un tiers seulement pouvait aller à l’école, puisque l’école n’avait pas encore été construite. Il n’y avait que quelques fontaines pour 250-260 familles. Il n’y avait qu’un water-closet commun pour toutes ces familles. Les baraquements, qu’on appelait « Igloos », étaient dépourvus d’électricité et d’eau. On s’est mis ensemble à creuser la terre, à doubler les igloos, à faire des chambres particulières pour les enfants, pour qu’ils aient moins froid l’hiver et moins chaud l’été... »

Ensemble, ils ont aussi très vite construit une bibliothèque, des jardins d’enfants, et même organisé des cours de danse ! Beaucoup de gens ne comprenaient pas pourquoi ils avaient besoin de cela alors qu’ils vivaient dans la boue. Toute sa vie Joseph Wresinski s’est battu pour que les personnes les plus pauvres aient les mêmes chances que les autres personnes.