La mallette pédagogique
Message du 20 Novembre, 2007 : Journée mondiale de l’enfance
Télécharger le site pour une utilisation sans internet

« Pour que le monde aille bien, il faudrait donner la parole aux enfants. » Jean-Philippe, 11 ans, Suisse
 
Ce message de Jean-Philippe nous interpelle tous, enfants, jeunes et adultes. Il y a des enfants qui parlent facilement. Mais il y a aussi des enfants exclus, qui vivent des choses dures, qui ont souvent plus de mal à s’exprimer. Pour pouvoir entendre tous les enfants, nous devons trouver une façon d’encourager ceux qui n’ont pas l’habitude de donner leur avis.
 
Vous, les enfants, vous posez des questions, vous dites ce que vous faites. Vous dites vos rêves. Vous nous dites aussi que vous ne pouvez pas vivre bien si d’autres autour de vous ne vivent pas bien.
 
Jeny, une fille de Madagascar, travaille pour aider sa famille. Elle vend des déchets qu’elle trie dans une décharge. Elle écrit : « Ce ne sont pas mes parents qui me forcent, mais tous les enfants ici travaillent. Ainsi, on a tous un peu d’argent de main. Et si nos parents n’ont rien gagné, on a un peu pour acheter le riz. Il faut vraiment du courage pour vivre ici. On doit brûler les ordures, on est toujours dans la fumée. Ça pique les yeux, ça fait mal aux poumons. Avec la pluie, nous nous abritons avec les sachets que nous récupérons, mais les ordures mouillées donnent des odeurs. Quand on vit ici, c’est impossible d’être en bonne santé. Malgré tout ce qu’on endure, personne ne voit notre courage, tout le monde nous repousse. Personne ne veut s’approcher de nous. Plus tard, je rêve de devenir docteur. »
 
Jeny est courageuse. C’est difficile de travailler, mais elle le fait pour soutenir sa famille. Un groupe d’enfants de son quartier dit : « Si nos parents pouvaient avoir des ressources suffisantes pour leur travail nous n’aurions pas besoin de travailler. C’est nos parents qu’il faut aider. »
 
Comment se rassembler et agir ensemble, pour que Jeny et les enfants comme elle puissent avoir une vie meilleure et réaliser leurs rêves ?
 
Partout il y a des enfants avec la vie trop dure. Mais vous, les enfants, vous créez des manières pour qu’elle soit plus facile. Dominika, de Pologne, écrit : « J’ai une amie qui se déplace sur une chaise roulante, mais ça ne nous empêche pas de jouer ensemble. »
 
Ces paroles et ces gestes nous poussent, adultes et enfants, à nous mettre ensemble pour que les droits de chaque enfant soient respectés.
 
Tapori international