Tapori au Burkina Faso
Message pour le 20 NOVEMBRE 2010
Dessins du groupe Tapori de l’Ile de la Réunion

20 NOVEMBRE,

Journée mondiale de l’enfance

« Nous pensons à un enfant qui s’appelle Noum. Noum est notre ami. Noum vit avec son père dans une toute petite maison. Son père est travailleur journalier, il fait des petits boulots. Il est atteint d’une maladie incurable. Lorsque son père est trop fatigué, Noum doit arrêter d’étudier et cela dure parfois plusieurs semaines. Il doit aller chercher du travail à la place de son père. Mais Noum refuse de baisser les bras, d’être désespéré. Lorsqu’il a un travail et qu’il rapporte de l’argent, il va acheter du riz pour qu’ils en aient pour plusieurs jours. Et Noum revient, alors, à l’école. Noum espère toujours que demain sera un jour meilleur. »Supason et Muay (Thaïlande)

Ce 20 novembre, journée mondiale de l’enfance, nous voulons être les porte-parole : de tous ces enfants d’ici et d’ailleurs qui comme Noum, refusent dans leur quotidien de baisser les bras, rêvent d’aller à l’école tous les jours : « Nous voulons aller à l’école tous les jours mais certains d’entre nous ne peuvent pas. Le savoir, c’est très important, car nous pouvons l’utiliser pour régler les problèmes de chaque jour de la façon la plus correcte. », Darbens de Haïti ajoute : « Pour avoir une bonne éducation et apprendre un métier parce que il faut des professionnels pour reconstruire le pays. », de ces enfants qui rêvent un travail digne pour leur parents, de ces enfants qui sont dans l’attente d’une maison : « Une maison pour y être heureux en famille » nous écrivait à Tapori dernièrement un enfant de France : « et c’est trop long d’attendre ! » et de ces enfants qui inventent à leur manière le monde pour « apporter une bouffée d’oxygène à leurs parents. »

Être les porte-parole de tous ces enfants comme Supason et Muay qui osent être les amis de Noum, et qui au nom de l’amitié osent créer et inventer une et mille manières pour être à côté de ceux qui ont le plus de difficultés.

Être aussi les porte-parole de ces enfants et jeunes qui comme Véronica des USA témoignent du savoir-faire de leurs parents :

« Quand mon père était un enfant, il a appris de son père à prendre soin des animaux de la ferme. Ma mère aidait ma grand-mère qui avait une petite épicerie. Mes deux parents ont appris à travailler quand ils étaient jeunes. J’ai aussi appris comment aider mes parents, comme mes parents ont fait avec leurs parents. J’ai commencé à collecter et recycler les canettes avec ma mère. C’était suite à un accident de mon père. Mon père a dû passer quelques temps à l’hôpital, il ne pouvait plus travailler et nous avions toutes les factures d’hôpital à payer. En raison aussi des problèmes de santé de ma mère, elle ne pouvait pas porter des charges lourdes, j’ai décidé de l’aider. Au début, j’étais gênée parce que certains de mes amis vivaient là où nous ramassions les canettes. Si je les voyais, je faisais semblant de faire autre chose. Ma mère m’a dit que je ne devais pas avoir honte de travailler, travailler n’est pas honteux. »

Noum, Supason, Muay et Véronica nous poussent à nous interpeller : Osons-nous être les amis de ceux qui n’ont pas d’amis ? « Pour moi, la paix c’est une entente. Si on s’entend tous, c’est plus facile, mais pour s’entendre, il faut que chacun y mette un peu du sien » dit Mathilde du Portugal

Osons-nous aller au-delà de nos peurs pour aller rencontrer l’autre et le connaître ?

Agnès, Asia et Julieta

Tapori international

Télécharger le message en document PDF

PDF - 35.5 ko
Message Tapori pour le 20 Novembre
Journée Mondiale de l’Enfance